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Cublize

21 octobre 2012

Ciel gris au départ, et même quelques gouttes, rares, mais pas très encourageantes pour la suite de la journée.
La température est dans la lignée des jours précédents : de la douceur avec 15 °C (recors de chaleur battus la veille, voir l'édito de ce 21 octobre sur "la météo à temps perdu").


Départ par le secteur touristique de Cublize, son camping, ses bungalows, ses chalets, et ses cabanes perchées dans les sapins.
C'est bien de regarder en l'air, mais quand on se retrouve sans balisage (pourtant bien visible), c'est qu'on a loupé la bifurcation devant les cabanes justement.
Ce sera quand même l'occasion de voir le lac, car on ne le verra finalement pas du tout pendant la marche (sur mon circuit en tout cas).


Une petite grimpette dans les sapins, sous les rayons du soleil qui font leur apparition. L'ambiance devient vite lourde, avec le soleil ... et l'effort !

A genoux ... une technique pour ne pas prendre de torticolis ?


Jusqu'au premier relais, on prend de l'altitude en pente douce, avec une vue verdoyante et dégagée sur le village. 
Un petit vent sur les crêtes rend le temps moins "lourd".

Un petit mot d'accueil au 1er relais : une belle éloge de la marche qui date de quelques années ... 
Ci-dessous, le texte complet avec au passage une critique des "automobiles" de l'époque.

Rien n'est charmant, à mon sens, comme cette façon de voyager. - A pied ! - On s'appartient, on est libre, on est joyeux ; on est tout entier et sans partage aux incidents de la route, à la ferme où l'on déjeune, à l'arbre où l'on s'abrite, à l'église où l'on se recueille. On part, on s'arrête, on repart ; rien ne gêne, rien ne retient. On va et on rêve devant soi. La marche berce la rêverie ; la rêverie voile la fatigue. La beauté du paysage cache la longueur du chemin. On ne voyage pas, on erre. à chaque pas qu'on fait, il vous vient une idée. Il semble qu'on sente des essaims éclore et bourdonner dans son cerveau. Bien des fois, assis à l'ombre au bord d'une grande route, à côté d'une petite source vive d'où sortaient avec l'eau la joie, la vie et la fraîcheur, sous un orme plein d'oiseaux, près d'un champ plein de faneuses, reposé, serein, heureux, doucement occupé de mille songes, j'ai regardé avec compassion passer devant moi, comme un tourbillon où roule la foudre, la chaise de poste, cette chose étincelante et rapide qui contient je ne sais quels voyageurs lents, lourds, ennuyés et assoupis ; cet éclair qui emporte des tortues. -oh ! Comme ces pauvres gens, qui sont souvent des gens d'esprit et de cœur, après tout, se jetteraient vite à bas de leur prison, où l'harmonie du paysage se résout en bruit, le soleil en chaleur et la route en poussière, s'ils savaient toutes les fleurs que trouve dans les broussailles, toutes les perles que ramasse dans les cailloux, toutes les houris que découvre parmi les paysannes l'imagination ailée, opulente et joyeuse d'un homme à pied ! Musa pedestris.

Et puis tout vient à l'homme qui marche. Il ne lui surgit pas seulement des idées, il lui échoit des aventures ; et, pour ma part, j'aime fort les aventures qui m'arrivent. S'il est amusant pour autrui d'inventer des aventures, il est amusant pour soi-même d'en avoir.           

Victor Hugo, Le Rhin, lettres à un ami, Lettre XX.


Ensuite, toujours en hauteur, un passage plus forestier, un "classique" pour toutes les randonnées du secteur (Meaux la Montagne ou Grandris par exemple).

On redescend ensuite dans la vallée, en passant pas très loin de Meaux la Montagne.


L'automne et ses châtaignes.

On longe le Reins, qui alimente le lac de Cublize. Pas de crainte à avoir pour le remplissage du lac actuellement.





Ensuite, il faut remonter de l'autre côté. Là c'est un peu plus raide, le vent s'est calmé : ça chauffe !
Un petit air de printemps ...


On atteint le sommet à la Croix Blanche (728m).
Depuis le départ, on se trouve un peu à la limite d'une masse nuageuse plus au sud (à gauche sur la photo) et du ciel bleu (à droite).
En tournant à gauche pour se rapprocher de Cublize, le soleil va devenir un peu plus voilé. Il faudra même remettre le pull au relais, alors que jusqu'à maintenant on était très bien en manches courtes.

Retour à Cublize, en pente douce, avec un ciel lumineux et une température agréable de 21°C, qu'on arrivera à trouver frisquette après avoir mangé le saucisson chaud et ses patates dans une salle surchauffée !